|
al
|
 |
« le: 16 Octobre 2009 à 13:15:14 » |
|
Bonjour à vous,
Je viens aujourd'hui vous parler de mon ange à moi, enfin :
Le 19 septembre vers 17h, j'ai commencai à avoir des contractions régulières mais pas trés douleureuses, alors j'ai sus, que mon bébé n'allait plus tarder à venir à notre rencontre, j'ai regardé mon mari et je lui ai dit : je pense qu'on va passer une partie de la soirée à la maternité.
Ce soir là, dernier soir du ramadan, mon mari est retourné au travail et mes filles et moi sommes allait chez mes parents on devait manger tous ensemble, j'ai passé le repas tout en serrant les dents à chaque contraction pour n'affoller personne, et encore moins mes enfants. Je suis donc restée calme et sereine, durant toute la soirée, ma maman et ma soeur me demandaient à plusieurs reprises si je voulait aller à la maternité, mais j'ai attendu que mon mari revienne du travail vers 11 heure du soir, pour me décider à aller à l'hopital, mais avant, je suis rentrée chez moi avec ma soeur, n'habitant qu'à quelques minutes de chez mes parents, j'ai préparé les affaires de mes filles pour le lendemain jour de l'aïd, j'ai pris une douche, et j'ai récupéré ma valise pour la maternité. De retour j'ai embrassée mes parents, mes frères et soeurs, et mes enfants que j'ai rassuré au mieux surtout ma grande plus agée et qui connaissais bien la situation.
Minuit, direction la maternité qui se trouve à 45 minutes de chez moi, j'ai appelé la salle d'accouchement pour les prèvenir de notre arrivée, mon coeur battait fort, mes pensées se bousculaient dans ma tête, j'avais hâte de renontrer mon bout de chou mais je ne voulais pas qu'il me quitte, franchement dans la voiture à ce moment là, j'aurais voulu que mon ange reste à jamais dans mon ventre, et malgrés moi des larmes ont coulées sur mes joues, mon mari, calme mais tout aussi triste que moi, me regardait, sans rien dire. Les contractions étaient de plus en plus rapprochés, elles étaient espacées de 9 minutes à notre arrivée à la maternité, vers minuit cinquante. Accueil et examens divers par la sage femme, ensuite j'ai été placé dans une chambre, on m'a fait une petite piqure pour calmer mes contractions et vers 3h30 du matin direction une salle d'accouchement isolée (délicate intention de l'équipe médicale) car le col était passé de 3 à 6 cm et 1/2h aprés l'infirmier anésthèsiste est arrivé et m'a préparer pour la péridurale, suivi trés vite par l'anésthèsiste, on a fait sortir mon mari pendant ce temps, se soir là toutes les femmes de lyon avaient décidé de mettre leur nouveau né au monde, la sage femme était débordée. Quand à mon mari impatient de voir le bébé et stréssé par l'issus des évènement, faisait des vas et viens incessants. Les heures défilant trop lentement à ce moment là (car aujourd'hui tout m'a semblé aller trop vite même ces neufs mois de grossesse).
A 7h, heure de sa relève, la sage femme est revenu et a examiné le col qui était désormais à 9 cm, j'ai dit à mon mari de contacter ma famille pour amener mes filles pour voir, leur petit frère ou leur petite soeur, car jusque là on ne connaissait toujours pas le sexe de notre enfant, il est sorti les prévenir, est remonté me dire et est redescendu pour aller s'acheter à manger aprés plusieurs tentatives déjà, tout était encore fermé, il est revenu et est redescendu une ultime fois, à son retour je sentais que le bébé était descendu, on a donc appelé l'autre sage femme, elle a vu que le bébé était là, elle a, donc, fait appel à l'obstétricien, le pédiatre, la sage femme étudiante, etc.. . Le 20 septembre 2009 à 9h07 aprés quelques poussées, ma petite Sawsène est arrivée elle se présentait par le siège, belle comme un coeur, on me la mise tout contre moi le temps de lui faire un bisous, qu'on me l'a reprenait aussi vite, Cette première séparation fût un calvaire pour moi mais ce n'était rien comparé à la prochaine, en tout cas les 15 à 20 minutes nécessaire au soins de ma fille m'ont paru des heures. Mon mari, aprés s'être assurré que tout aller bien de mon côté, à rejoint la sage femme et le pédiatre pour voir notre ange. Une fois de retour mon cher et tendre m'annoncait que les soignants ramenaient notre Sawséne qu'elle était en vie et qu'il avait entendu pleurait doucement car elle était déjà trop éssouflée.
Quand a ma famille qui voulait voir notre bébé, s'étaient perdu avec les enfants car comme par hasard ce jour là les routes étaient fermé, il y avait une manifestation sportive organisé entre la doua et la cité internationale.
Le docteur rentra en poussant la couveuse dans laquelle se trouvait ma douceur, il l'a prise et me l'a mise dans mes bras, je l'ai serré très fort contre mon coeur, je l'ai embrassé en profitant, en savourant chaque seconde avec elle alors que mes larmes coulaient le long de mes joues car je savais qu'on avait trés peu de temps devant nous. Je la regardait intensément pour graver chaque détail d'elle, ses yeux sont réstés fermés tout le long, elle était trop fatiguée, je ne connaitrai jamais la couleur de ses yeux, ni le son de sa voix mais je peux vous dire qu'elle resemblait à ces soeurs, un teint trés clair, une petite bouche en forme de coeur comme leur père, le même nez que moi, elle avait peu de cheuveux et de couleur chatin foncée comme mes ainés, ces mains étaient minuscules. J'ai alors demandé au médecin son poid, il m'a répondu, qu'elle faisait 2kg600. La sage femme rentra avec un appareil photo, et on sorti le notre, le pédiatre fit plusieurs clichés de nous avec l'un puis l'autre appareil, ensuite mon mari fit encore des photos de nous, il prit la petite dans ses bras un petit moment, l'embrassa et me l'a rendit. Le pédiatre est restait là, tout le long et n'est sorti que pour aller chercher son stétoscope quand il a sus que c'était bientôt la fin. Il mit l'objet sur son petit coeur, et nous annonça à 10h pile qu'elle était partie, elle s'est endormie paisiblement contre moi sans aucune souffrance pendant ce temps mes larmes ne cessaient plus. Mon mari donna au pédiatre ces petits habits et il l'emmenèrent avec la sage femme. Quelques minutes plus tard, la sage femme me ramena mon ange qui venait de rejoindre les cieux au, alors que mon mari me consolait comme il pouvait, mais c'était dur pour lui aussi.
Il est donc sorti prévenir par téléphone nos familles respectives du décés de notre petite colombe. Alors que moi j'ai serré ma fille tout contre moi, je lui ai dit que je l'aimais trés fort je lui est chantée une chanson, j'ai regardé ces petites jambes, ces oreilles, ces cheveux ; et pendant ce temps, des membres de nos famille sont arrivés au fur et à mesure et ont pu rencontrer notre Sawséne chacun à leur tour, mon frére et arrivé le premier, suivi trés vite par maman et un autre de mes frére, mes soeurs et mes enfants, mais seulement ma grande a pu rencontrer sa soeur, car ma seconde est trop jeune, ensuite sont rentré nous voir mes belles soeurs suivi de mon papa. Certains l'ont embrassé et caressé, d'autres ont pris ma belle dans leurs bras, en tout cas leurs présence et leurs attention auprés de nous me fit le plus grand bien et je les en remercirais jamais assez, eux et l'équipe médicale qui leur ont permis de voir ma fille. Vers 12h20, mon mari me regarda est me dit ça y est il est temps d'appeler la sage femme pour qu'elle vienne chercher Sawsène, je ne voulais pas mais il sonna tout de même, et je me suis remise à pleurer de plus belle je l'embrassais je lui est dit que je l'aimais et je l'ai laisser partir ce fut un moment déchirant que je ne souhaite à aucune mère de vivre. Plus tard à la maternité, un étage plus bas , je me suis rendu compte que j'ai oublié de lui donner son doudoud et je m'en suis tellement voulue pour ça.
Voilà, je vous ai raconté la plus belle rencontre de ma vie, elle est gravé à jamais dans ma tête, dans mon corp, et dans mon coeur.
Sawséne je t'aime à l'infini. Ahlem
|