cedricyerres
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« le: 22 Décembre 2008 à 16:48:14 » |
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Bonjour, Ce n'est pas une maman qui vous écrit ici, mais un papa. Je m'appelle Cédric, de région parisienne. Le 19 novembre dernier, mon épouse Sylvie donnait naissance à notre domicile à un grand prématuré : Victor. Notre petit ange n'aura vécu en tout et pour tout que 80 minutes. Victor est arrivé dans notre vie alors que mon épouse était enceinte de seulement 5 mois et une semaine. Ses chances de survie étaient donc bien minces, sinon inexistantes. Il est arrivé en fin de nuit, alors que mon épouse pensait avoir attrapé une gastro ou quelque chose du genre. Mais elle ne pouvait plus bouger tellement elle avait mal. J'ai dû insister pour qu'on appelle les pompiers. Mais quand on a une première grossesse, on ne sait pas trop quels sont les signes d'un accouchement imminent. Quand les pompiers au téléphone ont demandé si le ventre était dur, Sylvie a répondu que non. Il n'était pas plus dur que d'habitude. Nous avons donc été réorientés vers SOS Médecin. Sur place, le praticien, après palpation du ventre, a confirmé les contractions. Mais le temps de refaire le 18, Victor était là. Il est né à notre domicile. S'en est suivi un ballet : pompiers, SAMU, équipe de relève, SMUR pédiatrique de Robert Debré... Cela a fait parler dans notre résidence, à l'heure où tout le monde s'en va au boulot.
Sylvie a été transportée à l'hôpital de Villeneuve Saint Georges. La prise en charge a été impeccable. J'ai pu passer la nuit avec elle, nous avons été installés à un étage inférieur de celui de la maternité, pour ne pas entendre les pleurs des autres bébés qui, eux, étaient nés en bonne santé (du moins je l'espère pour eux). L'équipe a été à notre disposition, ont trouvé les mots justes. Et un psychiatre est venu nous voir. Nous l'avons revu deux fois depuis.
Mais le retour à l'appartement fut dur. Un lieu vide. Un lieu qui avait connu la vie puis la mort. Un lieu qu'il fallait se réapproprier. Pas facile. Par la suite, notre médecin généraliste nous aura préconisé un anti-stress et un somnifère. Nous pensions que ce ne serait pas utile ; ça l'est ! Victor a été incinéré le 28 novembre, après avoir été autopsié.
Nous attendons les résultats des examens pratiqués sur Sylvie, Victor et le placenta pour le 5 janvier. Si tant est que tout soit revenu. Et nous redoutons cette date, tout en ayant qu'une hâte : y être. En effet, tant de questions culpabilisantes se posent dans l'esprit de mon épouse. "Qu'ai-je mangé ? Ai-je fait des efforts ? Qu'ai je fait ou n'ai-je pas fait pour que cela arrive ?..." On parle essentiellement d'une raison infectieuse ou d'une béance du col. Notre généraliste nous a aussi dit que cela pouvait aussi venir du bébé. Mais il était le plus beau bébé du monde. Il ne lui restait plus qu'à grandir un peu et à grossir.
Mon épouse a eu le blues après cet événement. Je l'ai soutenue. Maintenant, un mois après, j'ai l'impression que c'est moi qui souffre et qui ai besoin de l'exprimer. Tant de choses me traversent l'esprit, me bouleversent, me rendent furieux, triste...
La première d'entre elles est le fait que les gens ne comprennent pas forcément l'immensité de la perte de Victor. Il est notre premier enfant. Il est NOTRE enfant. NOTRE fils. Fruit d'un accouchement prématuré, non d'une fausse couche. Je ne minimise pas les fausses couches, nous n'en avons pas encore connue, et tout ce qu'une femme porte en elle pour le perdre ensuite doit être une grande douleur. Mais ce que je veux dire par là, c'est que Victor est reconnu par l'administration comme notre enfant, pas un foetus. Il est inscrit dans notre livret de famille. Il y a eu acte de naissance puis de décès. Sylvie a eu droit à son congé maternité, moi à mon congé paternité. Mais nous sommes tristes que certains membres de notre famille dont nous sommes (étions ?) proches ne se soient pas encore manifestés, par texto, mail ou au téléphone. Ont-ils peur de nous déranger, de ne pas savoir quoi dire ? Minimisent-ils la chose ? Cette absence de réaction fait que nous ne participerons pas au réveillon de Noël familial cette année. Peur que tout ressorte à cette occasion, alors que ce ne serait ni le lieu ni le moment pour en parler. Peur d'affronter le premier petit-fils de cette tante, qui est né en janvier dernier. L'enfant-roi, le "dernier-né" (vivant) de la famille, alors que notre petit Victor serait passé sous silence.
Bref, je suis trop long, comme d'habitude. Mais j'ai besoin de sortir tout ce que j'ai. Seul samedi dernier, je devais faire des photos à un marché de Noël et ai été pris d'un coup de blues terrible. Plutôt solitaire avant ma rencontre avec Sylvie, je ne supporte plus d'être seul. C'est difficile d'être malheureux quand, avec les fêtes, tout le monde est heureux. Le plus horrible : être obligé d'acheter un vêtement de poupée Corolle avant les obsèques de Victor, car ce sont les seuls habit s qui convenaient à sa taille. Imaginez un magasin de jouets où tout le monde rigole, quand vous achetez le vêtement du dernier voyage de votre fils.
Voilà. Une amie qui a perdu une petite fille il y a quelques mois, a peu près au même moment (5 mois et des...), m'a parlé de cette association. Je sais que chaque expérience est unique. Mais à la fois tellement de choses nous rapprochent.
Je ne sais pas s'il y a beaucoup de papas dans ce forum. Nous sommes censés être plus costauds, masquer nos émotions. Ca n'est pas mon cas. Et puis, si des paroles réconfortantes peuvent aider à apaiser mes souffrances.
Je sais, on nous a déjà dit que le meilleur reste à venir. Nous voulons y croire. Mais tant qu'on en est encore à cette triste expérience, tant que la 2e grossesse n'est pas en route, que notre 2e enfant ne naît pas en bonne santé, tant que nous ne pourrons pas profiter d'un enfant bien vivant à tenir dans nos bras, ce sera difficile d'y croire tout à fait.
Merci et bravo à toutes les personnes qui auront pris le temps de tout lire, et de me répondre.
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Journalisée
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noisette
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« Répondre #1 le: 22 Décembre 2008 à 21:26:26 » |
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Bonjour Cédric
Merci d'être venu ici nous raconter la petite vie de ton garçon Victor. Soit bien sûr, et n'en doute jamais, mais je suis sur que pour vous il n'y a aucun doute...Victor est votre premier garçon, parti certes beaucoup trop vite mais il fera à tout jamais parti de votre famille.
Beaucoup de personne ne comprennent pas l'immense perte que peux représenter le départ de votre garçon...votre garçon n'est pas une fausse couche...car à la différence d'une fausse couche, vous l'avez vu, vous l'avez senti bouger, vous l'avez tenu dans vos bras...il a eu une vie très courte mais je suis certaine qu'il a été très entouré par ces parents. ( je précise pour les personne qui viendrais nous lire que je ne minimes pas du tout la douleur d'une fausse couche, j'en ai moi même fais une avant la naissance de Thibault...une fausse couche est une immense peine mais les sentiments ressentis sont un peu différents)
Je pense également que beaucoup de personne ne savent pas quoi vous dire...devant votre peine immense elles ne trouvent pas les mots pour vous consoler alors elles n'en parlent pas vous faisant ainsi sans le savoir beaucoup plus de mal...je pense que ce sera sans doute à vous, quand vous en trouverez la force de rappeler l'existence de votre garçon.
J'attendrai avec vous les résultats du 5 janvier...tiens nous au courant des résultats...mais surtout quel qu'ils soient soyez bien sur que vous n'êtes pas responsables de ce qui est arrivé...Vous n'avez absolument pas voulu ce qui est arrivé.. et c'est bien là l'essentiel. Seulement comme le dit si bien Isabelle; parfois la "sorcière du logis"...suggère de bien mauvaises idées...surtout ne la laisser pas vous submergez avec ces noires pensées et venez nous les raconter ici...celà fais tellement du bien de pouvoir se confier et d'avoir un petit espace au votre fils chéri peut exister
Je suis persuadée que ce petit bout était mignon, de vrai petits hommes en mignature...
Je suis de tout cœur avec vous dans ces temps de fin d'année si difficile pour les parents éprouvés...Ce temps de noël où l'on célèbre la venu d'un enfant fragile nous rappelle souvent avec beaucoup de force le notre
Je vous embrasse tous les deux et j'envoie de douce pensée au petit Victor
Claire-noisette
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Journalisée
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Claire, maman de Thibault (né le 6 octobre 2007 et décédé 1 heure après), et d'une petite Lucie, née le 28 septembre 2008
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francoise
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« Répondre #2 le: 22 Décembre 2008 à 21:59:37 » |
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Bonsoir Cédric
C'est avec beaucoup de tendresse et d'émotion que j'accueille dans mon coeur ton petit Victor et ta profonde douleur de papa.
J'imagine combien il est difficile de continuer la vie dans le silence de son absence : Noel est une fête par nature extrêment difficile pour des parents en deuil, mais pour toi dont la blessure est si récente, si à vif, je te comprends tellement...
Votre histoire est bouleversante et tu as été un papa et un mari extraordinaire, à notre tour de t'écouter. Laisse dire ceux qui cherchent à te faire regarder vers l'avenir, ton temps à toi n'est pas le leur. Ils ne savent pas comment affronter une telle douleur, alors ils se réfugient dans des paroles faciles qui parlent d'un nouveau soleil, c'est leur manière bien misérable et maladroite pour essayer de vous réconforter. Ils ne pensent peut être pas tous à mal, mais personne ne leur a appris à pleurer avec d'autres adultes.
Ton soleil à toi c'est ton Victor, il ne cessera jamais de briller dans ton coeur de papa, il est ton premier fils pour toujours. Laisse couler tes larmes, ici nous savons écouter, il n'y a pas de plus grand déchirure que de perdre son bébé. La grandeur de l'amour n'attend pas le nombre des années, il est infini dès qu'on se sent papa ou maman.
De tout coeur avec toi et ton petit Victor. Françoise
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Journalisée
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Maman de Quentin (né en 2004), Adèle petite étoile que nous avons accompagnée jusqu'au matin de son 10ème jour (hypoplasie cardiaque découverte à 22SA, née le 29/8/2006 et décédée le 7/9/2006), Thomas (né en 2007) et Baptiste (né en 2012).
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nathalie
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« Répondre #3 le: 23 Décembre 2008 à 10:22:01 » |
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bonjour cédric, il y a beaucoup de papas sur le site qui viennent parler de leur tout petit, c'est vrai qu'il y a surtout des mamans, mais chacun a sa place pour confier sa douleur et raconter son histoire d'amour, pour venir partager son témoignage et son expérience. A l'approche de noel, cela devient plus difficile, on est sensé faire la fête, faire plaisir aux tous petits, ça peut être extrèmement douloureux. Et ce n'est pas toujours la compréhension qui est invitée à la fête, ce n'est pas toujours non plus l'amour et la compassion, mais souvent le matérialisme et la paraître. Vous êtes tous deux en deuil, cédric, vous venez d'entrer dans un autre temps social, vous aurez probablement besoin de vous ralentir, de choisir ceux que vous fréquentez, d'éviter les fêtes et rassemblements. Le deuil, c'est un temps suspendu, durant lequel on ne peut plus faire ni donner certaines choses, c'est un temps de transformation. C'est un temps de fragilité, vous avez bien raison de vous mettre à l'abri tous les deux. Nous savons ici à quel point il est difficile de faire admettre la reconnaissance de nos enfants morts tous petits, à quel point certains essaient de les gommer, alors qu'il n'y a rien ni de sale, ni de laid, ni de déplacé à parler d'amour, à parler de mort. Et pourtant ça fait épouvantablement peur à l'entourage, ce qui entraîne des réactions ultra violentes et des propos fort déplacés. Et pourtant victor existe que ça les dérange ou pas et rien ne pourra gommer son existence. Tu pourras peut être dire à sylvie que quand on perd un bébé, ce n'est pas la faute de la maman, je ne pense pas qu'elle soit aller faire du parachute ou du saut à l'elastique et quand bien même, cela n'aurait peut être eu aucune incidence. Il y a aussi des bébés qui décèdent de mort subite et on ne sait pas pourquoi. Si l'accouchement de ta femme était du à une malformation utérine, vous le sauriez déjà, si c'est un problème de col, il existe des techniques de cerclage, parfois, on ne sait pas pourquoi un enfant décide de naitre à cinq mois, et ton bébé avait une maladie ou un problème physique, je t'assure par expérience que physiquement, ça ne se voit pas, ton bébé doit être sans doute le plus beau des bébés. tu n'as pas à t'excuser d'être long dans tes messages, moi j'ai envie que tu nous racontes longuement ton histoire avec victor. Reviens vite nous parler de ton fils cédric, que nous fassions plus amplement sa connaissance nath
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Journalisée
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cedricyerres
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Messages: 14
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« Répondre #4 le: 23 Décembre 2008 à 19:27:58 » |
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Bonsoir,
Merci pour vos messages de soutien. Je n'ai pas pris trop le temps de lire vos histoires pour le moment, sauf celle de Claire-Noisette, que je connais. Quelle ironie du sort que nous vivions des histoires assez similaires, qu'elle et Sylvie aient accouché d'un enfant né grand prématuré, Louise et Victor. Je me souviens de la nouvelle. De la confirmation de l'adresse pour le faire-part. Du faire-part, patchwork photographique d'une vie de famille avec Louise, si faible mais bien présente. Oui, Claire avait raison quand elle disait dans l'un de ses mots sur ce site "qui peut comprendre la mort d'un enfant sans l'avoir vécue ?". C'est ce qu'on ne souhaite à personne, mais j'ai l'impression que certains mots que j'attendais de personnes proches et qui ne sont pas venus sont expliqués par le fait que ces personnes n'ont pas encore vécu la perte d'un être cher... Le faire-part de Claire et Rémi, je l'ai à la fois bien et mal accueilli. Bien, parce qu'étant chrétien comme eux, je sais que les enfants ont une place de choix au royaume de Dieu, même si on préfère les avoir pour soi. Et j'ai essayé, avec tout mon coeur, d'avoir les paroles les plus réconfortantes qui soient. Mal, parce qu'à quelques semaines près, voire quelques jours avant, nous apprenions que Sylvie était enceinte. Vous avez un petit haricot dans le ventre, on vous dit traditionnellement d'attendre trois mois avant de l'annoncer, et on vient vous apprendre qu'après 3 mois, tous les risques ne sont pas écartés pour autant. J'ai eu mal pour Louise, pour Claire et Rémi, mais je pensais à l'espoir que nous avions de donner la vie, avec un petit Victor dont je ne connaissais pas encore le prénom. J'ai un instant culpabilisé de ce bonheur à venir (et déjà présent) alors que mes amis vivaient la douleur d'une perte. Avec Sylvie, on commençait à y croire. Victor serait là en mars, au plus tôt fin février. Sylvie a accouché le mercredi matin (19 novembre). Le lundi soir, à 19h, nous effectuions l'écho du 2e trimestre, et tout allait bien. Nous avions acheté le lit le dimanche précédent. J'ai changé de voiture pour que la famille ait plus de place. Mais Victor est né à 5 mois et une semaine de grossesse (je me perds un peu en "semaines SA"). Et notre histoire a Sylvie et à moi a rejoint celle de Claire et Rémi. Et nous les comprenons un peu mieux que lorsqu'ils nous ont annoncé le départ de Louise. Et nous aurions tant aimé les comprendre un peu moins. Nous avons tant d'amour pour notre petit ange Victor, qui devrait encore être bien au chaud dans le ventre de sa maman. Mais la vie peut être cruelle. Mais elle peut être porteuse d'espoir. Et il nous faut naviguer entre ces deux rivages, espérant accoster du bon côté. Sur la rive du bonheur et de l'amour que l'on porte à son enfant et son conjoint. Oh, cet amour est bien là. Victor, Louise et tous les autres sont bien là. Ils seraient pourtant tellement mieux dans nos bras et en bonne santé que dans nos pensées...
Voilà pour mes sentiments de ce soir... Bonnes fêtes de Noël à vous. Voilà une naissance qui, plus de 2000 ans après, est porteuse d'espérance !
Cédric
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Journalisée
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cedricyerres
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Messages: 14
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« Répondre #5 le: 24 Décembre 2008 à 08:42:50 » |
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Je ne pensais pas réécrire sur ce forum avant les fêtes, voire avant le 5 janvier. Hier soir, quand Sylvie est rentrée du boulot, elle était effondrée. Ca m'a ébranlé. Sylvie est pharmacienne, nous avons décidés conjointement de reprendre le travail en même temps, alors qu'elle pouvait bénéficier de son congé maternité jusqu'au début février. J'ai moi même posé quelques jours en plus après les jours de naissance, de décès et le congé paternité. Nous avons repris mardi dernier, il y a une semaine. Mais quand on est pharmacien, il faut faire face à une clientèle. Au mieux, ceux qui s'intéressaient à la grossesse de Sylvie ont été prévenus pour éviter toute indélicatesse à son retour. Au pire, ce sont... des femmes enceintes. Hier, Sylvie a dû servir une femme qui attendait des jumeaux (des garçons) pour février. A l'hôpital où elle-même devait accoucher le 13 mars. Cette cliente devait faire des injections pour je ne sais quel traitement. Elle refusait, car ça pouvit présenter des risques pour ses bébés. Si elle ne le fait pas, Sylvie me dit que c'est la vie de la maman qui peut être mise en danger. Laisser sa vie en la donnant, ca ne permet pas davantage de profiter de ses petits bouts en bonne santé. Bref, difficile de revenir travailler quand on reçoit quasi quotidiennement des femmes enceintes. Sylvie essaye de faire face. Faire face vis à vis de la clientèle, de l'équipe. Résultat : le soir, c'est devant moi qu'elle s'effondre. C'est devant moi que la façade s'effrite. Et je dois colmater la brèche, alors que j'en ai une béante, moi aussi, dans la coeur. Quand elle va mal, je prends Sylvie dans mes bras, je lui parle, lui demande ce qui ne va pas... Quand je vais mal, Sylvie est présente, mais plus discrète, plus silencieuse, plus distante. Je suis plus protecteur, mais j'ai besoin aussi d'être protégé. Même si je suis un homme. Vous pensez certainement que nous sommes tellement forts. C'est du machisme de ne pas laisser voir ses sentiments. C'est surtoût de la bêtise. La souffrance est bien là. Noël sera dur. Le nouvel an aussi. En plus du vide de Victor, je dois faire face à un autre drame. Le 30 décembre, il y aura 5 ans que mon père s'est donné la mort. Sur 4 générations d'hommes (mes grand-pères, mon père, moi, mon fils), je suis le seul maillon de la chaîne encore en vie. On parle de maillon manquant. Là, c'est le reste de la chaîne qui manque. C'est dur de se sentir aussi seul. Ce soir, nous aurions dû être chez une tante de Sylvie pour Noël. Une tante qui n'a pas donné signe de vie depuis la naissance de Victor. Nous aurions dû être une trentaine. Ile ne seront finalement que 13. Les parents de Sylvie arrivent cet après-midi pour ne pas nous laisser seuls durant les fêtes de Noël. D'autres soeurs de Sylvie (elles sont 4 en tout) sont dans la famille de leurs conjoints... Sylvie culpabilise de ne pas y être. C'est son premier Noël qui ne se fait pas chez sa tante depuis sa naissance. Mais elle ne se sentait pas non plus d'y aller pour que Victor soit totalement ignoré, ou qu'on en parle trop, alors que ces paroles ont été attendues trop longtemps sans nous parvenir. C'est malgré tout notre premier Noël familial. Avant Victor, nous n'étions qu'un couple. Nous sommes désormais des parents sans enfant à gâter pour Noël. Nous n'avons pas eu le courage de faire un sapin cette année. Mais nous avons acheté une guirlande électrique pour l'année prochaine. Quelle prévoyance... Hier soir, la maman de Sylvie lui disait au téléphone : "Peut-être que l'an prochain nous passerons encore Noël chez toi. Tu sras peut-être allitée en attendant d'accoucher !". Peut-être... Peut-être que d'ici Noël 2009, nous serons déjà parents d'un petit frère ou d'une petite soeur pour Victor. Peut-être Sylvie sera-t-elle enceinte. Peut-être pas. Vivons au jour le jour... Mais je sens que si Sylvie retombe enceinte prochainement (ce qu'elle souhaite, non pas pour combler un vide mais parce que nous avons eu du mal à avoir Victor... essayer sans succès ne rajouterait qu'à l'angoisse), cela n'enlèvera pas certaines craintes durant cette nouvelle grossesse, mais lui permettra d'aborder à nouveau des femmes enceintes plus sereinement. C'est finalement, j'imagine, l'état d'esprit de vous toutes au début. Comment d'autres femmes peuvent-elles se permettre d'être enceintes et d'afficher leur bonheur alors que j'ai vécu un drame avec mon bébé ? Quand aurai-je à nouveau ce bonheur là, rien qu'à moi ? Des bébés meurrent. D'autres naissent. Plus de 700 000 par an en France, je crois. La plupart vont bien. Je connais déjà le cadeau que j'aimerais avoir pour Noël 2009 : un bébé en bonne santé, qu'il soit encore ou non dans le ventre de sa maman. Et une épouse épanouie, rayonnante, loin des angoisses de ces dernières semaines... Père Noël, si tu m'entends...
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Journalisée
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Jessica
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« Répondre #6 le: 24 Décembre 2008 à 12:00:04 » |
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Bonjour Cédric, je découvre ce matin tes messages qui me bouleversent... j'imagine la violence des épreuves de ce dernier mois et des sentiments qui vous envahissent. Je ne sais quoi vous dire de plus que les autres, sinon que je pense sincèrement à vous, et que j'espère que ce forum t'apportera - vous apportera - un peu de réconfort. Car je pense comme toi que parfois, cela fait du bien de "vider" un peu son sac, notamment auprès de personnes qui ont pu ressentir une douleur aussi grande que la vôtre, même si chaque histoire est différente. Je suis d'accord avec nathalie, le deuil prend du temps... donnez vous ce temps là sans culpabiliser de vous "enfermer". Je n'ai pas pas encore accouché, mais je sais qu'en ce moment j'évite effectivement les soirées où il y a trop de monde, je préfère voir quelques amis proches séparément. Les petits comités ont quelque chose de réconfortant, que ce soit pour parler de notre petite fille, ou bien pour se changer les idées. J'espère que tu trouveras dans ton entourage 1 ou 2 personnes qui sauront t'écouter et réconforter ton coeur de papa quand tu en ressens le besoin... Je vous embrasse bien fort tous les trois, reviens nous donner des nouvelles quand tu le souhaites. Avec toute mon amitié, Jessica
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Journalisée
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Maman d'une petite Gabi, petite étoile passée dans nos vies le 8 février 2009, et d'un bébé espoir Tiago (16 septembre 2010)
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nathalie
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« Répondre #7 le: 24 Décembre 2008 à 12:52:26 » |
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je suis touchée par ta douleur cédric et aussi par la douleur de ta femme. Il est certain que les fêtes sont des moments extrèmement difficiles, que beaucoup ne voudront pas respecter votre douleur, peut être parce qu'ils ne se rendent pas compte ou pour d'autres raisons. Après la mort de son enfant, on se rééduque à vivre, on peut aussi vivre bien, que le temps arrive, je pense toutefois que l'on est transformé que notre regard sur les choses et les gens est plus profond, que l'on gagne en amour, en grandeur. et tout fait écho à cette douleur, les femmes enceintes, les gens qui négligent leur santé, ceux aussi qui bousculent leurs enfants. viens nous raconter ton fils, viens nous confier tes difficultés, tu seras accueilli sans être jugé, ici, nous connaissons la douleur de la perte d'un bébé, nous réagissons tous et toutes selon notre personnalité, mais nous avons passé nous aussi un certain nombre d'épreuves. S'il ne reste que toi parmi les maillons de la chaîne masculine, tu seras peut être le premier maillon d'une nouvelle chaine, une chaine libérée du poids de sa douleur, une chaine créative, ça s'appelle la résilience, se reconstruire après les drames, les petits qui ont survécu aux camps ont réussi à se construire des vies sociales et familiales rayonnantes, et sur plusieurs générations, alors que tout les condamnait. On a toujours le choix cédric, le choix de la vie ou le choix du désespoir. Il est sans doute encore trop tôt, mais je tiens à te dire que malgrè votre douleur irradiante, tu restes acteur de tes choix. même si les événements de la vie se présentent de façon cruelle, insoutenable, nous ne sommes pas obligés d'en être les victimes, nous pouvons, à plus long terme construire notre force à partir de tous ceux que nous avons perdu, que nous avons aimé si fort et qui nous ont aimé si fort. Et j'entends en même temps que ton immense douleur, cet espace que tu accordes à la vie, cette attention que vous commencez à porter à votre prochain enfant, qui comme tu le dis si bien ne viendra pas combler un vide, mais se faire accueillir en temps que cadet dans votre famille pour s'y faire combler d'amour je pense à vous nath
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Journalisée
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Bénédicte
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« Répondre #8 le: 24 Décembre 2008 à 14:32:27 » |
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Bonjour Cédric,
J'ai lu avec attention ton histoire ,et celle de ton fils Victor. Je suis touchée par ton chagrin et par celui de ta femme . Comme il est difficile de réconforter l'autre quand l'on est soi même envahit par tant de chagrin et par une telle douleur. Ce Noël si difficile que vous vous apprêtez à vivre sera peut-être moins dur qu'en étant chez votre tante. Chez vous, vous serez libres d'exprimer votre émotion de laisser couler vos larmes , tout en demeurant entourés par tes beaux parents... Une présence discrète et aimante est si réconfortante. Votre petit Victor sera au coeur de ce Noël dans vos coeurs, pourquoi ne pas symboliquement signifier sa présence. Une simple bougie dans la maison exprime parfois tant de souvenirs. Sache Cédric que je penserai très fort à votre petit Victor et à vous ses parents, ce soir et les jours qui viennent ... A très bientôt, Bénédicte
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Journalisée
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Maman de Mathilde, Alice, Eloïse, Bertille née le 12 avril et décédée le 10 juillet 2004 (trisomie 18) et de Inès.
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cedricyerres
Newbie

Messages: 14
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« Répondre #9 le: 24 Décembre 2008 à 15:51:03 » |
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Merci Bénédicte (et les autres) pour ces quelques mots. Oui, Noël à 4 (les beaux-parents arrivent dans une heure !) mais bien entourés sera plus profitable qu'un Noël avec des non-dits ou des paroles maladroites. A chacun sa façon de donner une place à son enfant décédé. Victor est bien accueilli chez nous. Il nous fait encore énormément souffrir, mais c'est normal. La maman de Sylvie, elle, a 4 enfants. 4 filles. Sylvie est la 2e. Elle en a pourtant eu 5, avec un garçon né trisomique, et qui n'a vécu que 2 ou 3 semaines. C'était il y a 24 ans. Mais Jean-Christophe a été enfoui au plus profond de la mémoire de mes beaux-parents. Il a ressurgi au moment de l'arrivée de Victor. Certes, Sylvie connaissait l'existence de son frère, né après elle. Mais elle était peut-être encore un peu trop jeune. C'est dans la cour de récré, un jour, qu'un camarade lui a dit "Tu as un frère, toi". Il faut dire que Sylvie vient d'un village. Tout se sait. Jean-Christophe est enterré dans le village d'origine de Sylvie. Dans le tombeau de ses grands parents. Mais aucune inscription n'indique sa présence. Avec Sylvie, nous avons fait le choix de l'incinération. L'urne est pour l'instant chez nous, en transit (il parait que depuis quelques jours nous n'avons plus le droit d'avoir des cendres chez soi), mais Victor a fait émerger le projet d'un caveau familial de la part des parents de Sylvie. Nous attendons qu'il se fasse pour y déposer Victor. Si ce n'est pas assez rapide à notre goût, alors il ira certainement rejoindre son grand-père paternel, lui aussi incinéré et qui dispose d'un emplacement dans un colombarium. On peut y mettre trois urnes. Je pense que ma soeur et moi, en fonction de nos vies, choisirons nous-mêmes notre sépulture le temps voulu. Le plus tard possible ! Je ne désespère pas de connaître encore beaucoup de joies au fil de mon existence... Victor, Jean-Christophe, mon père, il y a tant de monde pour veiller sur nous de là-haut...
Cédric
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Journalisée
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isabelle
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« Répondre #10 le: 24 Décembre 2008 à 16:05:24 » |
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Bonjour Cédric,
je viens de découvrir ton histoire; moi aussi je suis bouleversée par ta vie de jeune papa...auprès de ton petit Victor...
quel chagrin dans ton coeur, quelle violence à avoir à porter en plus les silences et les incompréhensions des autres, quel denuement aujourd'hui en cette période de réjouissances et de retrouvailles familiales...après tant d'épreuves familiales...
je me sens toujours toute petite devant la souffrance et nos mots humains sont si pauvres aussi pour dire tout ce que l'on porte dans le coeur... ici tu peux être sûr de trouver un soutien inconditionnel...et une profonde compréhension face à cette terrible épreuve qui vous touche en plein coeur...
ton petit Victor, ton fils ainé, ton premier bébé, celui qui t'a fait papa...a rejoint nos bébés partis trop tôt... comme je partage ton souhait de compendre ce mystère de la vie si courte de Victor... la culpabilité est souvent un piège que nous tend notre imaginaire....pour trouver un coupable...
Courage à toi, courage à vous deux dans ce temps de tourmente en cette période de Noel... en lien de coeur aujourd'hui et pour les temps à venir Isabelle
PS: en postant mon message, j'ai vu que tu en avais mis un nouveau...ce sont les surprises du forum...!! que de souvenirs douloureux à porter dans vos vies... prends bien soin de toi et de Sylvie...il faut du temps et de la patience pour doucement se remettre en route dans la vie...
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Journalisée
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Maman d'Aude, Edouard, Hugues, Laurent et Emmanuel, né et décédé le 18 février 2002 (trisomie 18 et hernie du diaphragme, décelés à 12 SA)
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Bénédicte
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« Répondre #11 le: 25 Décembre 2008 à 23:40:57 » |
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Bonsoir Cédric,
Sans doute que cette journée de Noël a été forte de beaucoup d'émotions. J'espère que vous avez pu la vivre comme vous le souhaitiez avec Sylvie et tes beaux parents. Je trouve très touchant leur souhait d'avoir désormais un caveau familial, le décès de ton petit Victor a dû faire remonter chez eux aussi beaucoup de souvenirs.
Bien en lien avec vous Bénédicte
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Journalisée
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Maman de Mathilde, Alice, Eloïse, Bertille née le 12 avril et décédée le 10 juillet 2004 (trisomie 18) et de Inès.
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Marie J.
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« Répondre #12 le: 27 Décembre 2008 à 16:12:07 » |
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Bonjour Cédric et Sylvie, C'est avec beaucoup d'émotion que je lis votre histoire si douloureuse du décès de votre petit Victor. Je suis bouleversée devant votre chagrin, votre douleur . On sent tellement d'amour pour lui que la douleur est d'autant plus intense. Et tu as le droit de pleurer, d'avoir mal et de le montrer. Comme je l'avais dit aussi à Med-Ali, c'est finit le temps où les hommes ne devaient pas montrer leurs sentiments et être courageux, faire bonne figure. Je suis désolée que des membres de votre famille ne se soient pas manifestés après le décès de Victor. C'est vraiment une grande souffrance pour vous. Les parents de Sylvie ont connu la douleur de perdre aussi un enfant tout petit. Que ce lien vous unissent très fort . Oui, Victor, Jean-Christophe et ton papa sont vraiment des vivants dans les coeurs, les pensées. Je vous embrasse avec toute mon affection et je continue à penser très fort à vous. marie J.
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Journalisée
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Marie.J secrétaire de SPAMA et bénévole
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Angèle
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« Répondre #13 le: 28 Décembre 2008 à 12:33:21 » |
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Cher Cédric,
En ces temps bouleversés, où tout ce que vous avez à vivre est si loin de ce que aviez imaginé, où les autres semblent si mal comprendre votre douleur, où votre petit Victor vous manque tant .... je pense à vous très fort.
Venez ici, chaque fois que vous en avez l'envie, mettre des mots sur tout ce que vous vivez, tous les sentiments qui vous habitent ..... nous sommes en lien, prêts à vous accompagner su le chemin de deuil qui est le vôtre, en toute humilité, avec toute notre amitié.
Je vous embrasse bien fort, ta femme et toi, et je porte votre petit bonhomme dans mon coeur. Courage, c'est un chemin ardu, mais plein d'amour sur lequel vous avancez. Votre Victor sera votre force.
Solange.
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Journalisée
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Solange, Maman de Agathe (1993), Martin (1995), Basile (1997), Adèle (née le 23 Décembre 2000 et morte le 25 Décembre 2000), Jacques (2001), Rosalie (2004), Céleste (2006), et Grâce (30 Juillet 2008).
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nathalie
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« Répondre #14 le: 28 Décembre 2008 à 21:45:14 » |
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c'est vrai cédric qu'il y a maintenant beaucoup d'être que vous aimez qui veillent sur vous et qui espèrent en votre bonheur. une sacré responsabilité aussi à devenir quelqu'un de meilleur pour qu'ils se réjouissent. J'espère que ce noel intimiste s'est passé de façon sereine, je trouve que vous avez bien fait de vous protéger, le deuil est une période fragile, c'est aussi un peu une période un peu à l'éccart, un peu suspendue. c'est important de prendre le temps de trouver un bon lieu pour votre fils, même si pendant quelque temps, il rejoint son grand père. C'est important d'avoir un lieu précis pour y confier son bébé. donne nous vite de tes nouvelles et de celles de sylvie. Nath
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Journalisée
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