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nathalie
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« Répondre #16 le: 23 Octobre 2008 à 09:42:35 » |
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Je n'ai rien caché de la grossesse à mes enfants, ni la maladie, ni le handicap, ni cette mort suspendue qui pouvait survenir n'importe quand. marie aimée repartirait sans doute à son moment, nous avons du vivre sans le connaitre, ça n'a pas été facile, ça n'a pas non plus été aussi difficile que ce que l'on pourrait imaginer. Dans notre famille, nous n'avons pas abordé le sujet tabou de la mort à l'occasion du décès du poisson rouge ou du vieux chat malade, chez nous, nous avons du parler de la mort en parlant de la vie, nous avons du associer naissance et décès, nos enfants savent que l'on peut mourir n'importe quand et à n'importe quel âge. Ca non plus, ça n'a pas été facile, à l'âge où les chagrins s'articulent autour des devoirs que l'on n'a pas envie de faire ou de la grande soeur qui a le jouet avec lequel on veut jouer. chez nous on a appris ce que c'est que le chagrin, ce que c'est que la douleur, au delà des mots, mais on n'a pas appris que ça, on a aussi appris à aimer, à se réjouir, à vivre, on a appris aussi tout ce qui est offert pour supporter toute cette douleur, pour ne pas mourir de douleur. on a appris à quel point les moments de réjouissance sont précieux, on a appris à croire à aimer au delà de la présence physique. Chez nous, nous parlons d'âme, de grâce, de corps si léger une fois libéré, Chez nous, nous savons aussi que la mort est seulement douloureuse pour ceux qui restent, pas pour ceux qui partent, .... Chez nous les enfants vont bien parce que nous avons parlé avec eux, et j'espère de tout coeur que vivre avec leur soeur morte leur permettra d'être des adultes plus sensibles et meilleurs nath
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