FABIENNE
Newbie

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« le: 06 Février 2007 à 15:26:38 » |
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Il y a deux ans, j'ai rencontré une maman, qui était sur un chemin douloureux, après avoir vécu un deuil périnatal. Les mots qui revenaient le plus souvent étaient le prénom de son bébé et "une extrême violence".
Après ses mois de grossesse, où elle a donné tant d'amour et de tendresse à son bébé, il lui fallait accepter son départ. Cette ambivalence où elle a tout donné, pour ressentir ce vide après, était cela "la violence" dont elle me parlait.
Accompagner dans ce cas réside dans l'écoute inconditionnelle, l'accueil des larmes, et être là tout simplement.
Seul l'amour donne valeur à toute chose mais lorsque ce don est stoppé par la mort, alors il faut des mois pour accepter, se consoler.
Elle a cheminé tout doucement, a pu poser ses mots sans avoir besoin des miens, car seule l'attention compte. Vous ne pouvez ressentir à la place de l'autre. Il faut accueillir ce chagrin sans attendre aucun retour et c'est pour cela que je parle d'écoute inconditionnelle.
Au bout d'une année, cette maman a commencé à avoir moins besoin d'en parler. Seules des allusions par-ci, par-là. Un jour, elle était particulièrement sereine et m'a dit :"Je l'ai laissé partir". Cette phrase m'a rempli de joie. Oui, elle avait pris son temps pour pouvoir faire ce deuil et il était vrai et durable.
Je concluerai en disant combien il est important de n'être qu'une oreille, attentive, silencieuse, qui laisse la place aux états d'âme de celle qui souffre, qui lui permet de s'exprimer, de dépasser son chagrin, à son rythme sans jamais chercher à imposer ses propres mots...
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